L’analyse des causes de la crise financière
Dès le 2 octobre 2007, la commission des
finances, de l'économie générale et du plan de l’Assemblée nationale avait
organisé une table ronde, ouverte à la presse, sur la crise financière
internationale née au cours de l’été 2007. Elle réunissait :
-
deux régulateurs des marchés : le gouverneur de la Banque de France,
M. Christian Noyer, et le président de l’Autorité des marchés financiers,
M. Michel Prada ;
- un banquier, M. Jean-Pierre Mustier, directeur général adjoint du groupe
Société Générale ;
- un responsable d’agence de notation, M. Richard Hunter, directeur général
de l’agence Fitch Ratings ;
- deux économistes : M. Michel Aglietta, conseiller scientifique du CEPII,
et M. Henri Bourguinat, fondateur du laboratoire d’analyse et de recherche
économiques.
Cette première audition fut l’occasion de rappels sur les
nouvelles règles prudentielles en chantier dans le cadre de l’accord dit « de
Bâle II », sur le rôle des autorités de régulation et sur les règles d’activité
des agences de notation. Elle a donné lieu à un échange sur les causes de la
crise financière – subprimes sur le marché hypothécaire à haut
risque américain, mais aussi causes plus profondes –, les facteurs de fragilité
et les perspectives. La préoccupation exprimée par les économistes contrastait
avec la relative sérénité des acteurs du système financier et bancaire (compte
rendu n° 1 du 2 octobre 2007)
La réforme de la distribution des livrets
bancaires réglementés
Entre-temps, la commission des
finances a consacré une série d’auditions à la question de la banalisation de la
distribution du livret A et du livret bleu ainsi qu’à ses conséquences
éventuelles pour le financement du logement social. En effet, par une décision
du 10 mai 2007, la Commission européenne avait donné neuf mois au gouvernement
français pour modifier la législation relative à la distribution de ces livrets.
Elle estimait que les droits spéciaux de distribution par trois réseaux : ceux
de La Poste, des Caisses d’épargne et, pour le livret bleu, du Crédit mutuel,
représentaient une entrave aux règles du marché intérieur.
La Commission a d’abord
entendu MM. Jean-Paul Bailly, président du groupe La Poste, et Patrick Werner,
président du directoire de La Banque postale le 16 janvier 2008 (compte
rendu n°
47), puis procédé à trois auditions, ouvertes à la presse, le 30 janvier
2008 : MM. Michel Bouvard, président de la commission de surveillance de la
Caisse des Dépôts et consignations, et Augustin de Romanet, directeur général (compte
rendu n° 51) ; puis Mme Christine Boutin, ministre du Logement et de
la ville (compte rendu n° 52) et
M. Michel Camdessus, gouverneur honoraire de la Banque de France, auteur d’un
rapport remis en décembre 2007 au Premier ministre (compte
rendu n° 53). Les préconisations de ce rapport tendaient à une réforme d’ensemble du circuit
du financement du logement social, en vue d’accompagner la généralisation de la
distribution du livret A.
Ce cycle de réunions s’est poursuivi le 6 février 2008,
avec les auditions, ouvertes à la presse, de représentants de l’intersyndicale
du secteur semi-public économique et financier (compte
rendu n° 57), de représentants de l’Union sociale pour l’Habitat (compte
rendu n° 58)
et enfin de Mme Christine Lagarde, ministre de l’Économie, des finances et de
l’emploi.
La ministre a annoncé une réforme organisée en quatre
axes : généralisation de la distribution du Livret A à toutes les banques,
réduction du coût de financement du logement social à partir du niveau des
commissions versées aux banques distribuant le Livret A, renforcement de
l'accessibilité bancaire, prise en compte de la mission d'intérêt général
d'accessibilité bancaire et des coûts supplémentaires assumés par les
établissements distribuant aujourd'hui le Livret A (compte
rendu n° 59) .
Au cours d’une dernière réunion sur ce sujet, le 20 février
2008, M. Charles Milhaud, président du directoire de la Caisse nationale des
caisses d’épargne, accompagné de M. Nicolas Mérindol, directeur général, a pu
faire part à la Commission de la position de son groupe sur ce dossier, de son
analyse de la situation et de ses réactions quant à la réforme envisagée (compte
rendu n° 65) .
L’analyse les défaillances des dispositifs de
contrôle interne et externe des banques
Mais le 24 janvier 2008, la Société Générale annonçait des
pertes exceptionnellement élevées, en raison à la fois de son exposition aux
subprimes et des engagements d’un trader, soldés par une perte de
4,9 milliards d’euros. Cette situation sans précédent appelait brutalement
l’attention sur les dispositifs de contrôle interne et externe des banques.
Le 4 février 2008, la commission a donc entendu Mme
Christine Lagarde, ministre de l’Économie, des finances et de l’emploi, sur le
rapport, remis au Premier ministre, faisant le point sur les événements ayant
affecté les résultats de la Société Générale. (compte
rendu n° 54). Durant cette audition, la ministre a apporté des précisions, pour certaines
rassurantes – notamment sur le bon déroulement des opérations de débouclage –
et, pour d’autres, inquiétantes, dans la mesure où un certain nombre de
dysfonctionnements seraient apparus dès 2005.
La commission des finances a donc souhaité entendre
M. Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, et Mme Danièle Nouy,
secrétaire générale de la commission bancaire, sur les dispositifs de contrôle
bancaire et sur la régulation des systèmes financiers (compte
rendu n° 56 du 5
février 2008). [Vidéo]

Le 20 février 2008, c’était au tour de M. Michel Prada,
président de l’Autorité des marchés financiers (AMF), et de M. Gérard Rameix,
secrétaire général de l’AMF, de répondre aux questions de la commission sur le
même thème, au cours d’une audition ouverte à la presse. M. Michel Prada
s’exprimait non seulement en tant que régulateur, mais aussi en sa qualité de
président de l’Organisation internationale des commissions de valeurs (OICV),
qui intervient en matière de normalisation des règles de surveillance des
marchés au sein du Forum de stabilité financière – instance commune de
concertation et de coordination des représentants des pays du G7 et de toutes
les instances ayant à connaître de la stabilité financière –. Après avoir
analysé les facteurs de la crise, il a présenté les thèmes de réflexion de l’AMF
et de l’OICV (compte rendu n° 64).
[Vidéo]

La Commission a poursuivi sa réflexion le 27 février 2008
avec l’audition, ouverte à la presse, de M. Alexandre Lamfalussy, ancien
directeur général de la Banque des règlements internationaux et ancien président
du Comité des sages sur la régulation des marchés européens des valeurs
mobilières. Fort de son expérience, M. Lamfalussy a insisté sur les
particularités de la situation : rapidité fulgurante du processus de contagion,
titrisation généralisée – avec en particulier la transformation de créances
bancaires en instruments de dette négociables –, d’asymétrie de l’information
sur les nouveaux instruments financiers et mise à l’épreuve de la gestion des
risques par certaines grandes banques. Il a souligné l’importance et la
difficulté de prévenir les crises, face à des marchés financiers très opaques et
bénéficiant d’une liquidité exceptionnelle (compte
rendu n° 66).
Le 26 mars 2008, la Commission a tenu une réunion de
travail sur les opérations de marchés avec M. Charles-Henri Filippi, président
de HSBC France, M. Samir Assaf, responsable mondial des marchés de HSBC Londres,
M. Loïc Bonnat, secrétaire général banque de grande clientèle et marché de HSBC
France, M. Christophe Chazot, responsable mondial des dérivés actions de HSBC
France et M. Didier Marteau, économiste. Cet échange a permis d’approfondir
certains aspects techniques, comme l’organisation et le fonctionnement des
salles de marché, les systèmes de contrôle interne et externe, l’évolution de
l’activité bancaire, notamment en matière d’investissement et de financement (compte
rendu n° 68).
L’audition, ouverte à la presse, le 9 avril, de M. Daniel
Bouton, président de la Fédération bancaire française (FBF), accompagné par
Mme Ariane Obolensky, directrice générale de la FBF, a été l’occasion de revenir
sur la régulation des systèmes bancaires et de faire le point sur la
surexposition de la Société Générale par un de ses traders (compte
rendu n° 71). [Vidéo]

Afin d’élargir la perspective, notamment aux conséquences
de la crise financière sur l’économie réelle, une table ronde, ouverte à la
presse, a réuni, le 13 mai 2008, MM. Christian de Boissieu, Xavier Timbeau,
Marc Touati et Jean-Hervé Lorenzi, économistes, sur la situation économique et
financière internationale (compte
rendu n° 80).
Un aspect plus spécifique de la situation économique et
financière internationale a fait l’objet d’un « coup de projecteur » le 3 juin
2008, durant l’audition, ouverte à la presse, de M. Jean-Pierre Landau,
sous-gouverneur de la Banque de France, de M. Patrick Artus, directeur des
études économiques de Natixis, et de M. Jean-Paul Herteman, président du
directoire de SAFRAN, sur les effets des parités monétaires sur les économies (compte
rendu n° 89).
L’examen du rôle de la Caisse des dépôts et
consignations et des fonds souverains
De façon indirecte, le 25 juin 2008, à l’occasion de son
rendez-vous annuel avec le président de la commission de surveillance et le
directeur général de la Caisse des dépôts et consignations sur l’activité de la
Caisse, la Commission a pu évoquer certains aspects liés à la crise financière (compte
rendu n° 99 : audition de MM. Michel Bouvard, président de la commission
de surveillance, et Augustin de Romanet, directeur général).
Le rôle particulier des fonds souverains a été abordé le
16 juillet 2008 au cours de l’examen du rapport de M. Daniel Garrigue relatif à
sa proposition de résolution n° 964 sur l'Union européenne et les fonds
souverains (E3328) (rapport n° 1056)
(compte rendu n° 106).
Le sauvetage du système bancaire
français : le plan d'urgence de recapitalisation des banques
La crise financière a connu de nouveaux
développements en septembre 2008. Concernant plus particulièrement la situation
du groupe Dexia, après l’effondrement du cours de ses actions le 29 septembre
2008, les gouvernements français, belge et luxembourgeois ont pris la nuit
suivante des décisions de stabilisation et de restructuration de son capital.
La commission a
aussitôt entendu, le 30 septembre, Mme Christine Lagarde, ministre de
l’Économie, de l’industrie et de l’emploi, qui a présenté le dispositif mis en
place. Au cours de cette réunion, M. Michel Bouvard a pu apporter des précisions
sur le rôle de la Caisse des dépôts et consignations (compte
rendu n° 123).
La commission
des finances a poursuivi ses travaux dès le début de la session ordinaire, en
alliant débats de fond et information au plus près de l’actualité :
– mardi 7 octobre 2008 :
- La
Commission a d’abord procédé à l’audition de M. Charles Milhaud, président du
directoire de la Caisse nationale des Caisses d’épargne
(compte
rendu n° 3). M. Charles Milhaud a
fait le point sur la situation de son groupe, dans un contexte qu’il a décrit
comme une crise de liquidité – mais non de solvabilité - du système bancaire.
- Puis
de M. Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, et de M. Michel Prada,
président de l’Autorité des marchés financiers, elle a reçu des réponses
directes et précises sur la situation du système bancaire aux États-Unis et en
France, notamment en ce qui concerne la présence d’actifs « toxiques » dans le
bilan des banques françaises, l’état des échanges interbancaires, les risques de
resserrement du crédit et les menaces d’aggravation de la crise du fait des
ventes à découvert et des CDS (credit default swaps).
Ont également été évoquées les pistes de réforme envisageables pour l’avenir (compte
rendu n° 4).
– mercredi 8 octobre 2008 :
- M. Georges Pauget, en sa double qualité de
directeur général du Crédit agricole SA et de président de la Fédération
bancaire française, s’est exprimé sur l’origine américaine de la crise
financière, sur la situation des banques françaises, leurs moyens de se protéger
contre les actifs « toxiques » et de répondre au besoin de liquidités ainsi que
sur le rôle des banques centrales, des régulateurs et des États
(compte
rendu n° 9).
– jeudi 9 octobre 2008 :
- M. Michel Bouvard, président de la Commission de
surveillance de la Caisse des dépôts et consignations, et M. Augustin de Romanet,
directeur général, ont présenté de façon approfondie le rôle général de la
Caisse dans le financement de l’économie et plus particulièrement dans le plan
de sauvetage de Dexia
(compte
rendu n° 11).
- Une table ronde, ouverte à la presse, sur la crise
financière internationale, a réuni M. Michel Aglietta, économiste, M. René Ricol, auteur d’un rapport au
Président de la République sur la crise financière,
et M. Jean Tirole, économiste, chercheur au CNRS et à l’Université de
Toulouse. Durant cet échange très riche, M.
Michel Aglietta a démonté les mécanismes de la crise et retracé les réactions
des autorités. M. Jean Tirole a évoqué les
mesures destinées à sortir de la crise, puis les réformes propres à en empêcher
le renouvellement. M. René Ricol s’est plus
particulièrement attaché au rôle des régulateurs, des cabinets d’audit et des
agences de notation. (compte
rendu n° 12). [Vidéo]

Le 8 octobre, l’Assemblée nationale débattait sur
une déclaration du Gouvernement relative à la crise financière et
bancaire (compte rendu de la
première séance publique du 8 octobre 2008). Le Premier ministre y
réaffirmait que l’État assumerait « son rôle de garant en dernier ressort de
la continuité et de la stabilité du système bancaire et financier français ».
Le volet bancaire du plan de sauvetage des entreprises, approuvé au cours de ce
débat, fut mis en œuvre dès le 20 octobre, avec l’annonce par le
Gouvernement de l’apport par l’État de 10,5
milliards d'euros à six banques françaises.
Au lendemain de cette annonce, l’audition de la
ministre de l’Économie, de l’industrie et de l’emploi était décidée. Pour sa
part, avant cette audition, M.
Didier Migaud, Président de la
commission des finances, publiait le 21 octobre 2008 un communiqué intitulé
« Recapitalisation des banques : des
modalités qui interrogent et des garanties insuffisantes ».
– mercredi 22 octobre 2008 :
- Au cours de son audition, Mme Christine Lagarde,
ministre de l’Économie, de l’industrie et de l’emploi, présentait la mise en
place de la société française de financement de l’économie – SFFE – et de la
société de prise de participations de l’État ‑ SPPE – ainsi que la mise en œuvre
des premières mesures du plan d’urgence. (compte
rendu n° 23).
– jeudi
30 octobre 2008 :
MM. Dominique Baert et Gaël Yanno, chargés d’une mission d’information sur les
enjeux des nouvelles normes comptables, ont présenté une communication, ouverte
à la presse, sur les normes comptables et la crise financière.
Sur la base des 25 auditions déjà réalisées, ils ont discuté la part de
responsabilité des normes comptables dans la crise, en particulier les normes
internationales d’information financière IFRS, applicables dans l’Union
européenne, qui imposent une évaluation des actifs et passifs négociables à leur
« juste valeur », telle qu’elle est fixée par le marché. Ils ont expliqué par
quels mécanismes ces référentiels comptables avaient eu un effet « pro-cyclique ».
Ayant tracé des pistes de régulation, ils ont insisté sur le rôle des politiques
en matière comptable et signalé à cet égard les risques liés à la réforme en
cours du dispositif français de normalisation comptable. (compte
rendu n° 31) [Vidéo]

La publication des auditions et des
propositions de réformes de la commission des finances
Au terme d’une année de travaux de la Commission sur
les raisons et les effets de la crise financière, bancaire et économique
mondiale, le président Didier Migaud et le Rapporteur général Gilles Carrez ont
estimé que les interventions des personnes auditionnées gagneraient à être
rassemblées dans un rapport d’information et mises à la disposition du public.
Ils ont souhaité les faire suivre des propositions de réformes dégagées de
constats partagés. Les groupes politiques ont apporté leurs contributions à ce
rapport. Celui-ci a été examiné le 5 novembre 2008 par la Commission, qui en a
autorisé la publication (compte
rendu n° 36).
Le rapport n° 1235
relatif à la crise financière internationale évoque en particulier quatre
orientations de réforme, à horizon de court ou de long terme, pouvant recueillir
un consensus au sein de la commission :
- limiter l’effet pro-cyclique des normes
comptables, en particulier la « règle de la juste valeur » fondée sur la valeur
de marché ;
- instaurer des règles de transparence pour les
marchés les produits dérivés de crédit ;
- mieux maîtriser l’appréhension du risque par les
divers acteurs de marché (agences de
notation, fonds spéculatifs, fonds souverains, banques, opérateurs de marché,
entreprises cotées) ;
- promouvoir la coordination internationale
entre régulateurs, superviseurs et organismes internationaux.
La dimension internationale de la réaction immédiate
à la crise et de la prévention des risques est en effet primordiale. Si notre
pays ne peut apporter des réponses suffisantes, il lui revient de défendre une
réaction rapide et adaptée auprès de ses partenaires et des organisations
internationales. Le rapport en conclut que Parlement doit être une force de
proposition.
La participation au groupe de travail Assemblée
nationale - Sénat sur la crise financière internationale
Dans cet esprit, un
groupe de travail
composé de députés et de sénateurs a été installé, le 29 octobre dernier,
aux fins d’élaborer, dans un premier temps, et si cela s’avère possible, une
série de propositions destinées à être communiquées au Président de la
République avant son départ pour la réunion du G20 à Washington, le 15 novembre
2008.
La commission des finances prend naturellement toute
sa part à ce groupe de travail paritaire, co-présidé par le président Didier Migaud et dont les co-rapporteurs pour l’Assemblée nationale sont le Rapporteur
général Gilles Carrez et M. Nicolas Perruchot.
La
présentation du
groupe de travail et son
rapport d’étape adopté le
13 novembre 2008 font l’objet d’un
dossier d'actualité
de l’Assemblée nationale.
La poursuite en séance publique du débat sur les causes
de la crise économique et sociale et la régulation du système financier
Le mardi 25 novembre 2008, le débat sur la crise économique et sociale et la
régulation du système financier (compte
rendu de la première séance publique du mardi 25 novembre 2008) a permis un
nouvel échange de vues sur les causes de la crise et les réponses à lui
apporter. Y ont pris part le président et douze autres membres de la commission
des finances, appartenant à ses différents groupes politiques. [Vidéo]

Le suivi des conséquences de la crise et les réponses à apporter
La commission des finances s’attache à
suivre les développements de la crise financière et ses conséquences pour les
finances publiques.
C’est ainsi qu’elle a tenu à entendre, le
10 décembre 2008 à 21 heures, Mme Christine Lagarde, ministre de l’économie, de
l’industrie et de l’emploi, ainsi que M. Pierre Mariani, administrateur délégué
et président du comité de direction de Dexia, sur l’amendement du Gouvernement (amendement
n° 375 rect.) au projet de loi de finances rectificative pour 2008
autorisant une garantie de l’État à Dexia sur ses actifs dans sa filiale
américaine FSA, spécialisée dans le rehaussement de crédit. Les membres de la
Commission ont aussi reçu des précisions sur les raisons des compléments à
apporter aux garantie prévues par la loi de finances rectificative pour le
financement de l’économie du 16 octobre 2008, sur la situation de Dexia et sur
la consistance des risques garantis par l’État (compte
rendu n° 51).
Le 11 décembre 2008 à 11 h 30, la
Commission a, sur le rapport de M. Daniel Garrigue, adopté la proposition de
résolution n° 1292 sur l’Europe face à la crise financière, complétée par un
amendement faisant référence aux propositions du groupe de travail Assemblée
nationale–Sénat sur la crise financière internationale (compte
rendu n° 52).
Puis, le 16 décembre, la commission a
entendu M. René Ricol, récemment nommé médiateur du Crédit, sur l’accès des
entreprises aux crédits bancaires (compte rendu n° 53).
[Vidéo]

Document mis à jour le 17 décembre 2008 |